La dette publique de la France

La dette publique de la France

La dette publique de la France

Encore un nouveau record pour la dette publique de la France, avec le montant pharamineux de 2 089,4 milliards d’euros soit 97,5% du Produit Intérieur Brut à la fin du premier trimestre 2015. Selon l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, cette dette publique de la France pourrait encore augmenter de 2,5% les trois prochains mois et de 4,5% en un an.

L’évolution de la dette publique

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En faisant un retour en arrière sur l’évolution de la dette publique depuis le quatrième trimestre 1995, le constat est accablant. Entre le mandat des anciens présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et de l’actuel président François Hollande, la courbe représentative de la dette publique ne cesse de monter, passant de 60% à 68% du Produit Intérieur Brut durant le régime Chirac, pour ensuite atteindre 90% durant le régime Sarkozy, jusqu’à atteindre le 97,5% estimé actuellement. En 2013, la France figure à la huitième place des pays de l’UE 28 les plus endettés, loin devant les pays d’Europe de l’Est et sa voisine d’outre-mer le Royaume-Uni.
La dette publique est ici considérée au sens du traité de Maastricht. Autrement dit, la dette brute relative aux administrations publiques (Etats, administrations etc…).Bien que ce traité de Maastricht ait fixépour le cas de la France des critères stricts commeun déficit public annuel qui ne doit pas dépasser les 3% du Produit Intérieur Brut et une dette publique qui ne doit pas excéder les 60% du Produit Intérieur Brut…, à partir de l’année 2007, la situation économique de la France ira à l’encontre de ces deux critères.

Quel objectif de long terme faut-il viser pour la dette publique ?

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La dette publique de la France est étroitement liée avec la croissance économique de la France. Selon le Conseil d’analyse économique, seule l’accélération de la croissance économique pourrait à long terme, réduire la dette publique française, qui dans le cas échéant, pourrait atteindre près de 145% du Produit Intérieur Brut d’ici une trentaine d’années.
L’objectif est donc de maitriser cette dette publique en passant par la réduction des dépenses publiques et la maitrise de la répartition de la dette.